Dans la Partie I, nous avons discutés des facteurs physiques responsables du gain de poids des fêtes, et donné des pistes pour gérer ces problèmes physiques

Parlons maintenant des facteurs émotionnels liés à la prise de poids pendant les fêtes, et de la manière de les gérer.

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Les fêtes sont intrinsèquement stressantes

Qu’il faille supporter la foule ou les queues infinies aux caisses des magasins… trouver les cadeaux parfaits pour ceux que vous aimez… se démener pour trouver le moyen de payer ces cadeaux, ou un voyage de saison… presque tout le monde a une bonne raison de paniquer pendant cette période. Souvent plus qu’une d’ailleurs. Et la nourriture devient un moyen de nous réconforter. En dépit du fait que la peur de prendre du poids pendant les fêtes est déjà un stress majeur en soi, et cela se comprend : la plupart d’entre nous ne perdent pas le poids pris pendant l’hiver à la venue du printemps. Gagner 1 ou 1.5 kilo n’est pas la fin du monde, mais si vous ne les perdez pas, ils s’accumulent- et plus vous êtes en surpoids, plus vous prenez de poids supplémentaire pendant les fêtes. Et ce qui aurait pu être résolu rapidement et facilement en ajustant simplement votre alimentation devient alors un travail de longue haleine.

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Planifier les fêtes

La manière la plus efficace de réduire le stress lié aux fêtes est sans doute de planifier les choses. Si vous savez que vous détestez la foule, faites vos courses en ligne chez vos marchands du coin. Si les finances posent problème, comme elles le font chez la plupart d’entre nous, peut-être pouvez-vous encourager votre famille à tirer des noms. Si vous tirez le nom de quelqu’un, essayez de trouver ce que cette personne souhaite vraiment. La plupart des gens préfèreraient avoir un seul cadeau qu’il aime vraiment et qui leur fait penser à vous que pleins de… choses. Et bien sûr, le meilleur des cadeaux que vous puissiez offrir pendant les fêtes reste de la gentillesse et un amour sincère.

Ne mangez pas en réponse à vos émotions…

La cause la plus fréquente et la plus importante de surconsommation de nourriture sont les émotions. Bien sûr nous mangeons tous sous le coup de l’émotion de temps en temps : nous faisons la fête en nous récompensant d’un bon repas, nous nous réconfortons avec la nourriture. Mais la nutrition émotionnelle va bien au-delà de la dinde fumée de votre grand-mère pour Noël ou d’une raclette au Nouvel An pour vous rappeler de bons souvenirs.

La nutrition émotionnelle consiste à manger pour satisfaire des besoins qui ne peuvent pas être satisfaits par la nourriture. La nutrition émotionnelle consiste à utiliser la nourriture pour gérer ses émotions.

Guettez les signes que vous mangez sous l’effet de l’émotion:

  • La faim émotionnelle est souvent très soudaine; la véritable faim physique est plus lente et peut souvent être repoussée pendant une heure ou deux, sans vous faire vous sentir frénétique.
  • La faim émotionnelle ne peut être apaisée que par vos propres “aliments réconfortants”: la faim physique peut être satisfaite par tout aliment nutritif.
  • La faim émotionnelle vous pousse souvent à manger sans réfléchir, c’est-à-dire que vous mangez sans profiter; satisfaire la véritable faim avec de bons aliments, comme des choux de Bruxelles grillés, est souvent une activité appréciable en soi.
  • La faim émotionnelle ne peut pas être calmée par satiété ou par remplissage physique : tandis que lorsque vous avez vraiment faim, votre corps vous avertira quand ce n’est plus le cas.
  • La faim émotionnelle nait dans votre tête et votre cœur, et non dans votre ventre.
  • Satisfaire une faim émotionnelle vous fait en général vous sentir coupable, honteux ou même embarrassé : puisqu’au fond, vous savez que vous évitez de vous donner ce dont vous avez vraiment besoin..

…ressentez-les

Les vacances déclenchent toujours des sentiments douloureux. Il s’agit souvent du moment où nous réalisons que des gens importants pour nous nous ont fait beaucoup de mal. Il peut également s’agir d’une période de deuil des personnes n’étant plus avec nous- ou une période où nous réalisons que certaines personnes sont plus frêles et fragiles que dans notre souvenir. Nous regrettons alors de ne voir les membres de notre famille que quelques fois par an. Les cadeaux peuvent être problématiques.

Evidemment, certains de ces problèmes peuvent être résolus. Certaines blessures ne peuvent par contre par être évoquées sans causer de sérieux problèmes de famille. (Si vous êtes dans ce cas, n’hésitez pas à consulter un psychiatre ou un autre professionnel de santé mentale.) Certaines blessures ne peuvent pas être guéries : nous sommes tous humains.

Mais cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas identifier ces problèmes et la douleur et la peine qu’ils causent. Si vous être en train de perdre un parent du fait de l’âge, faites des choses dont vous voudrez vous souvenir, même si elles sont aussi simples que de parcourir un livre que vous aviez partagé ou d’aller vous promener. Si vous vous trouvez submergé par toutes les responsabilités de l’organisation des fêtes car vous êtes traditionnellement la personne qui s’occupe de tout, partagez les responsabilités avec d’autres membres de la famille- et autorisez-les à être créatifs.

Prenez-soin de vous et réconfortez-vous chaque jour sans avoir recours à la nourriture

Cela implique d’identifier ce qui vous pousse à manger pour vous réconforter.

Pour la plupart d’entre nous, le stress est un facteur majeur poussant à se nourrir pour se réconforter. Jusqu’à très récemment, la plupart des formes de stress étaient physiques, c’est pourquoi le stress actionne la production de l’hormone cortisol. Le cortisol nous donne envie de manger des aliments à haute teneur en sucre, haute teneur en graisse pour l’énergie dont nous avions besoin auparavant pour gérer le stress. Bien que la plupart du stress actuel soit de nature émotionnelle, nous produisons toujours du cortisol- qui nous donne toujours envie d’aliments riches en énergie.

L’exercice physique est le meilleur moyen de gérer le stress : il transforme l’énergie que le cortisol vous donne en action physique, remplissant ainsi naturellement la fonction du cortisol. Assurez-vous cependant de gérer votre stress en pratiquant une activité que vous aimez- plutôt qu’une activité stressante. Si vous sentez qu’une longue marche vous ferait plus de bien qu’aller à la salle de sport, allez donc marcher. Une boisson chaude ou une tasse de thé sont également d’excellents moyens de relâcher la pression.

Si vous vous ennuyez ou vous sentez vides à cette période de l’année, ce qui peut être commun pour ceux d’entre nous étant seuls, divorcés ou veufs, faites quelque chose que vous trouvez intéressant ou satisfaisant qui n’implique pas la nourriture. Rejoignez un club de couture ou de lecture. Devenez bénévole. Assurez-vous que ce que vous fassiez réponde à vos besoins : ne le faites pas parce que d’autres trouvent que c’est une bonne idée.

Les situations sociales sont une autre raison poussant beaucoup d’entre nous à manger de façon émotionnelle : il peut sembler plus facile de céder à l’invitation à manger de quelqu’un que de dire non. Dites quand même poliment Non. Vous n’avez pas à vous justifier. « Non merci » est une raison suffisante. Bien que la plupart des gens vous proposant de la nourriture ne souhaite qu’humblement partager avec vous, le fait d’essayer de forcer les gens à manger est irrespectueux. Et si vous avez réussi à perdre du poids, vous seriez surpris de savoir combien de personnes essayeront de saboter vos efforts par pure jalousie.

Gérer les fringales concrètement

Parce que la nourriture n’est pas seulement une question de nutrition mais aussi de plaisir. Parfois nous avons besoin d’une petite gâterie peu importe notre poids.

Faites le point avec vous-même

Demandez-vous « Ai-je vraiment envie de cet aliment ? » Si vous vous dites « Non, je m’ennuie simplement à mourir », alors divertissez-vous avec une activité intéressante. Si vous vous dites « Oui ! Je ne me souviens même plus de la dernière fois où j’ai pu manger de la tarte aux noix de pécan et j’adore ça », attendez 5 minutes si vous le pouvez, ou bien juste 1. Puis profitez de ce qui vous fait envie. Mangez doucement et savourez chaque bouchée. Intéressez-vous à ce que vous ressentez. Lorsque vous vous sentez rassasié ou arrêtez d’apprécier ce que vous mangez, arrêtez.

Si le Sucre est votre Démon en particulier

Le sucre peut activer certains éléments dans votre cerveau pour vous pousser à dire : « Encore, encore, encore ». Il ne s’agit pas d’un échec de volonté ou de self-control, simplement d’une réaction biochimique dans votre cerveau. Si vous savez que céder à vos fringales enclenchera cette réaction, et ne vous satisfera pas, essayez de trouver une autre solution. Remplacez l’aliment qui vous fait envie par autre chose que vous aimez vraiment beaucoup aussi, mais que votre corps aura du mal à métaboliser en glucose : par exemple, un beau steak nourri en pâturage, pas gras et cuit parfaitement ou encore votre fromage préféré, toasté sur du pain de grains germés. De cette manière, vous pourrez satisfaire vos fringales sans activer l’interrupteur dans votre cerveau.

Puisque le fait de manger est naturellement sensuel, il est vraiment important que vous gériez vos fringales d’une manière qui vous fasse plaisir. Ne vous forcez jamais à manger des aliments « de régime », comme une pomme à la place d’une tarte aux noix de pécan. Les pommes sont super et nous les aimons tous- mais elles ne peuvent pas remplacer la tarte aux noix de pécan. Tout ce que vous allez gagner en remplaçant la tarte par les pommes est une aversion pour les pommes- et vous mangerez quand même la tarte. Probablement plus que si vous vous étiez simplement dit que vous aviez très envie de tarte et que vous en aviez profité seule.

Evitez la tentation

Plus vous rendez quelque chose difficile à obtenir, plus il est difficile de manger cette chose. Si vous gardez du chocolat dans le fond du tiroir de votre bureau, vous finirez par le manger. Mais cela prendra plus longtemps que si vous le sortez du tiroir. Si vous gardez des fruits et des pistaches sur votre bureau, vous les mangerez également mais cela prendra plus longtemps et vous vous sentirez bien plus satisfaits, plus longtemps. Faites-en sorte que prendre la bonne décision soit facile pour vous.

Et par-dessus tout…

Ce sont les fêtes. Comme beaucoup d’autres gens, vous allez probablement trop manger à un moment ou un autre. Faire cela une ou deux fois n’est pas la fin du monde. Entre Noël et le jour de l’an, à moins que vous ne participez à une fête, assurez-vous de conserver vos habitudes alimentaires normales et saines, continuez de fournir l’activité dont votre corps à besoin, et chaque jour prenez bien soin de vous par des méthodes qui n’impliquent pas la nourriture. Si vous faites cela, vous prendrez un minimum de poids et commencerez la nouvelle année en forme, prêt à réaliser vos objectifs de santé.

Si vous souhaitez prendre de l’avance par rapport à ces objectifs, cliquez ici pour regarder notre vidéo et apprendre comment faire —sans sacrifier vos plats préférés de fêtes.

 

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